Château d'eau et gîte de séjours Lagraulet du Gers
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Saint Jacques

Comptant parmi les trois grands pèlerinages chrétiens au Moyen Âge (avec Rome et Jérusalem).

Le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle est né de la découverte miraculeuse du tombeau du saint vers 800, en Galice. Un ermite aurait eu une révélation durant son sommeil : Une étoile l’aurait guidé dans un champ où se trouvait le tombeau. On parle du champ de l’étoile, Campus Stellae, à l’origine de Compostelle.

L’église déclare alors qu’il s’agit du tombeau de l’apôtre Jacques, frère de Jean l’Evangéliste et premier apôtre martyr de la chrétienté. Il avait pour mission de prêcher la parole du Christ en occident jusque dans la péninsule Ibérique. Il fut décapité à son retour en Palestine par le roi Hérode Agrippa. Sa dépouille fut recueillie par ses compagnons et déposée dans une embarcation.

Guidée par un ange, elle s’échoua sur les côtes de Galice. Rapidement, une église est édifiée mais il faut attendre la fin du XIXè siècle pour que le pape valide la reconnaissance des reliques.

Ainsi, c’est en Espagne que le pèlerinage aboutit et plus précisément dans la crypte de la cathédrale de Saint-Jacques de Compostelle en Galice. C’est dans cette église que se trouve une urne contenant les restes supposés de l'apôtre. Très vite, le pèlerinage s’étend à toute l’Europe. Les pèlerins, en particulier les nobles, ecclésiastiques et marchands se rendent en Galice, empruntant les voies déjà existantes.

Les "Jacquets" tracent ainsi leurs routes ; on compte quatre voies principales : la voie de Tours, la voie limousine, la voie du Puy et la voie des Pyrénées. Les grandes abbayes assistent les "Jacques" et de nombreux services jalonnent petit à petit une itinérance souvent difficile : hospices, églises, haltes accompagnent la construction de voies, de routes et de ponts.

Le pèlerin a, au fil de l’histoire, une série d’attributs dont certains perdurent aujourd’hui encore : carnets, besace, bourdon (bâton du pèlerin), calebasse, boîte à certificats, chapelet, crédenciale (tamponnée à chaque étape franchie) et la coquille, insigne commun de tout pèlerin. Symbole de la puissance miraculeuse de Saint-Jacques, elle fait référence aux coquilles que l’on trouve sur les côtes galiciennes ; elle est remise aux marcheurs en fin de pèlerinage.

Aujourd’hui encore, le pèlerinage connaît un important engouement. De tout âge, de toute condition, et pour des raisons souvent très différentes, hommes et femmes partent sur les routes jacquaires. Ces chemins, classés au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO, recèlent bien des trésors. Ainsi, c’est en centaine de millier que se comptent les pèlerins de nos jours. Mais les chrétiens ont été rejoints par d’autres types de passionnés : des randonneurs comme des férus de patrimoine, d’art roman en particulier.

Saint Jacques de Compostelle dans le Gers

Suivant les anciennes voies gauloises et romaines du Gers (Lectoure, Condom, Eauze, Auch…), les chemins jacquaires restent difficiles à retracer avec certitudes, mais certains témoignages et vestiges nous donnent une idée assez précise de ce qu’ils pouvaient être. Ici aussi, les ordres religieux (en particulier celui de Cluny) jouaient un rôle important dans l’organisation et la logistique ; on retrouve encore aujourd’hui des vestiges d’édifices construits pour le pèlerinage (églises, hôpitaux, haltes, ponts, moulins, bornes...).

Le Gers, lieu de passage obligé de milliers de pèlerins, est ainsi l’héritier d’un exceptionnel patrimoine architectural et artistique : la cathédrale d’Auch, la Collégiale de La Romieu, le Pont de L’Artigue… Aujourd’hui, les chemins se confondent en partie avec les chemins de grandes randonnées (GR). Lieu de passage privilégié, le Gers est parcouru par deux des axes principaux (via Podiensis ; via Tolosiana), mais aussi des axes secondaires.

Lagraulet-du-Gers et la revalorisation du chemin historique de Saint-Jacques de Compostelle

Le tracé de la voie jacquaire perceptible encore aujourd’hui est notamment conforté par la présence de chapiteaux dans l’église du village offrant une iconographie jacquaire. On sait en outre qu’un "espitalet" (petit hôpital), entre Lauraët et Lagraulet, accueillait les marcheurs avant qu’ils entrent dans le village et qu’au XIIè siècle, le seigneur du village fit don d’une église, de paysans et de terres à l’évêque de Compostelle qui séjournait alors en Gascogne.

Saint Jacques de Compostelle à Lagraulet du Gers